L’année 1917 se termine avec le retrait du 33ème R.I. du secteur de Flandre, Bixschoote (voir article précédent).

A GUINES, pendant un mois, en décembre 1917, le régiment se reforme, et sous le commandement de son nouveau chef de corps, le lieutenant-colonel WENDLING, se prépare à de nouvelles opérations. Le 5 décembre, par voie de terre, le 33e gagne ESBLY (près Meaux). Il y séjourne du 26 décembre au 26 janvier, complétant encore son instruction et son entraînement.

*

Les Operations Du 33ème R.I. En Début 1918

(Janvier-Mai 1918)

La nouvelle année, celle qui devait nous donner la victoire, trouva donc le 33e dans ses cantonnements de repos.

Pour nos soldats au front, Les hivers se suivent et se ressemblent. L’hiver 1918 sera aussi terrible que celui de 1917. De la mi-décembre 1917 à la mi-janvier 1918, le froid fait de nouveau une apparition très remarquée.

Cette période va du 16 décembre 1917 au 10 janvier 1918.

L’épisode débute par d’abondantes chutes de neige, notamment sur le bassin parisien où il tombe 13cm. A partir du 24 décembre, le froid redouble d’intensité et des températures sous souvent inférieures à -10°C.

Le 6 janvier 1918, on relève-13.8° à Paris.

Le temps va se radoucir mi-janvier mais le dégel va rendre le terrain boueux ce qui rendra tout déplacement pénible durant plusieurs semaines. Le mois de février sera sec et ensoleillé.

Du 01 au 26 janvier 1918 : (voir article précédent).

Le Régiment en ce début 1918 reste aux cantonnements rejoints le 24 décembre 1917 :

  • E.M et C.H.R à Esbly
  • 1er Bataillon à Moutry
  • 2ème Bataillons à Condé-Sainte-Libraire
  • 3ème Bataillon à Esbly

Le trajet fut pénible à cause de l’état des routes et du froid vif.

Durant cette période inapte à envisager quoi que ce soit, les unités vont se réorganiser.

Le 04 janvier 1918 :

Le Chef de Bataillon Dion*, revenu de convalescence, reprend le commandement du 3ème Bataillon.

Le capitaine Corbeil en avait assuré l’intérim suite au départ du Chef de Bataillon Bouchon passé au 332ème R.I le 27 décembre 1917.

Le capitaine Corbeil devenant Adjoint-Major du 2ème Bataillon.

*Il avait été intoxiqué et évacué le 11 octobre 1917 comme beaucoup de soldats ce jour-là. (voir article précédent).

Le 06 janvier 1918 :

La 51ème D.I est mise à la disposition de la VIème Armée.

Le 09 janvier 1918 :

Le sergent Vairon, les aspirants Dolle et Bouché sont nommés sous-lieutenants à titre temporaire et affectés aux :

  • Sous-lieutenant Vairon à la1ère compagnie
  • Sous-lieutenant Dolle à la 3ème compagnie
  • Sous-lieutenant Bouché à la 9ème compagnie

Le 17 janvier 1918 :

  • Le lieutenant Drouet de la 7ème compagnie prend le commandement à la 9ème compagnie
  • Le lieutenant Jumeaux de la 9ème compagnie passe à la 10ème
  • Le lieutenant Dussart de la 6ème compagnie passe à la C.H.R comme Commandant du Peloton de Sapeurs
  • Le sous-lieutenant Thellier de la 1ère compagnie passe à la C.H.R comme porte-drapeau et officier chargé de protection contre les gaz
  • Le sous-lieutenant Kriner porte-drapeau à la C.H.R passe à la 1ère compagnie mais reste détaché à l’E.M. comme officier de renseignements (Décision du Général commandant la 51ème D.I en date du 12 janvier 1918)
  • Les sous-lieutenants Desquand de la 9ème compagnie et Berland de la 3ème compagnie passent au 72ème R.I.T. (Décision du Général commandant le 1er C.A en date du 12 janvier 1918)

Les 17 et 18 janvier, les cadres du Régiment participent à des manœuvres de division.

Le premier jour supervisé par le Général commandant la Division ; le Général Boulangé aidé par le Général Giralt qui commande l’infanterie de la Division.
Le deuxième jour supervisé par le Général commandant le Corps d’Armée, le Général Lacapelle.

Ce deuxième jour y assiste le Général Franchet d’Espérey, Commandant des Groupes d’Armées du Nord.

Le 26 janvier 1918 :

La 51ème D.I est dirigée sur la zone de Chéry-Chartreuse (zone 63).

L’Etat-Major et le 3ème Bataillon quittent Esbly à 17 heures en chemin de fer. Ils débarquent à Fère en Tardennois à 21 heures et cantonnent à Mareuil-en-Dôle voir carte 1.

Carte 1 : Position du 33ème R.I fin janvier 1918.

Le 27 janvier 1918 :

Le 33ème R.I effectue ses mouvements.

  • Le 2ème Bataillon s’embarque en chemin de fer à 9 heures et débarque à 12 heures à La Fère en Tardenois et va cantonner à :
  • E.M. les 5ème, 7ème compagnie et la 2ème compagnie de mitrailleuses à Mareuil-en-Dôle
  • La 6ème compagnie à Loupeigne

Le 1er Bataillon s’embarque en chemin de fer à 17 heures et débarque à 20 heures à La Fère en Tardenois et va cantonner à :

  • E.M. la 2ème compagnie à Les Bouleaux
  • La 1ère compagnie de mitrailleuses à Evry Ferme
  • La 1ère compagnie à La Tuilerie et Les Cruaux
  • La 3ème compagnie à La Montagne

La C.H.R. s’embarque en chemin de fer à 24 heures et va cantonner à Mareuil-en-Dôle.

  • La 7ème compagnie s’installe à Laupeigne.

Jusqu’au 10 février, les compagnies furent employées aux travaux d’organisation de la position intermédiaire de la 2e position. Les travaux effectués dans le froid vif de cet hiver particulièrement rigoureux.

Le 28 janvier 1918 :

Le régiment achève son installation.

Le lieutenant Bourgeois rentré de convalescence est affecté à la 8ème compagnie.

Le 30 janvier 1918 :

A partir de ce jour, le Régiment est occupé à l’Instruction ou aux travaux d’organisation.

Le capitaine Gaillot mis à la disposition de l’Armée américaine pour leur instruction quitte le Régiment.

Le sous-lieutenant Magnien prend le commandement de la 1ère compagnie de mitrailleuses.

Le 02 février 1918 :

La 51ème D.I est à nouveau mise sous les ordres du 1er C.A. pour organiser la 2ème position à Maizy entre les Vème et VIème Armées.

Le 03 février 1918 :

Le Régiment fait mouvement par voie de terre et fait une étape intermédiaire et va s’installer à :

  • E.M. – C.H.R. – 1er Bataillon à Fismette
  • 2ème et 3ème Bataillons à Baslieux-les-Fismes. carte 2.

Carte 2 : Position du 33ème R.I. fin janvier et début février 1918.

Le 04 février 1918 :

La division est mise à disposition du 1er C.A pour exécuter des travaux de 2ème position.

Le Régiment fait mouvement par voie de terre et va s’installer à leurs emplacements définitifs:

  • E.M. – C.H.R. à Roucy ;
  • 1er Bataillon au camp de Ventelay II
  • 2ème Bataillon à Chaudardes (voir carte 2)
  • 3ème Bataillon au centre d’Evreux (Nord-Ouest de Pontavert), voir carte 3.

carte 3 : Position du 33ème R.I en début février 1918.

Le 05 février 1918 :

Le Régiment tout entier exécute des travaux d’organisation de la position intermédiaire et de la 2ème position.

Organisation des travaux :

Nord de l’Aisne :

  • 3ème Bataillon du 33 avec 1 compagnie à Craonne, 2 compagnies aux abris d’Evreux et 1 compagnie au centre de Poitiers.

Sud de l’Aisne :

  • 2ème Bataillon du 33ème à Chaudardes
  • 1er Bataillon du 33ème à Ventelay II

Le 07 février 1918 :

Le sous-lieutenant Duprat est dirigé vers le centre d’A.S. de Cercottes, détaché au 81ème Régiment d’Artillerie.

Le lieutenant Mortier est versé au dépôt à la date du 30 janvier.

Le 11 février 1918 :

  • L’E.M. et le C.H.R. quittent Roucy et vont cantonner à Romain
  • Le 2ème Bataillon, occupé à Chaudardes, va cantonner au camp de la Faïté

Carte 4 : Position du 33ème R.I en février 1918.

Le 12 février 1918 :

Le sous-lieutenant Lemaire de la 3ème compagnie passe à l’E.M. du Régiment comme officier d’approvisionnement. (Décision du Général commandant la 51ème D.I. du 7 février 1918).

Le 13 février 1918 :

Le sous-lieutenant Buffière du 9ème Bataillon du 40ème R.I. est affecté à la 12ème compagnie.

Le 14 février 1918 :

Le lieutenant Thomas détaché comme élève observateur à l’école de Sommesous est réintégré au 33ème régiment d’infanterie (Décision du Général en Chef. du 14 février 1918).

Le 15 février 1918 :

Le sergent Michaud est nommé sous-lieutenant à titre provisoire et est affecté à la 11ème compagnie (Décision du Général en Chef. du 06 février 1918).

L’aspirant Alliot de la 3ème compagnie est promu sous-lieutenant à titre temporaire (Décision du Général commandant la 51ème D.I. du 6 février 1918) et est affecté à la 11ème compagnie.

Le lieutenant Rigaux du 308ème R.I. est affecté au 33ème R.I. et prend le commandement de la 8ème compagnie.

Le 17 février 1918 :

Le lieutenant Vernaz commandant la 8ème compagnie est affecté à la 6ème compagnie comme chef de section.

Le sous-lieutenant Laloux de la 8ème compagnie est affecté à la 6ème compagnie.

Le sous-lieutenant Pichon de la 12ème compagnie est affecté à la 10ème compagnie.

Le sous-lieutenant Wachter de la 5ème compagnie est affecté à la 12ème compagnie.

Le sous-lieutenant Bourré de la 11ème compagnie est affecté à la 6ème compagnie.

(Décision du Général commandant la 51ème D.I. du 15 février 1918).

Le 19 février 1918 :

Le lieutenant Bourgeois de la 8ème compagnie est affecté à la 5ème compagnie.

Le 21 février 1918 :

Le soldat de 2ème classe Ducourtioux André de la 3ème compagnie de mitrailleuses est blessé.

Le 01 mars 1918 :

Nouvelle organisation des travaux :

A l’est de Concevreux pour le 1er Bataillon qui se porte au boyau E sur la ligne dite des Marchands.

Le 2ème Bataillon à la bretelle de Gernicourt.

Le 02 mars 1918 :

En raison du coup de main effectué par la 162ème D.I., le 33ème est mis au repos durant 2 jours.

Le sous-lieutenant Méténier de la 5ème compagnie est dirigé vers le dépôt du groupe d’aviation de Dijon comme élève pilote (télégramme n° 29756 du G.Q.G du 26 février 1918).

Blessés :

  • Boin Fernand 2ème classe de la 3ème compagnie de mitrailleuses
  • Eymaudi Emile 2ème classe de la 3ème compagnie de mitrailleuses
  • Roche François 2ème classe de la 3ème compagnie de mitrailleuses

Le 04 mars 1918 :

Le sous-lieutenant Quimbre est évacué pour maladie.

Le 05 mars 1918 :

Le Médecin-major de 2ème classe Renoux venant de l’ambulance 1/38 est affecté au 33ème (Décision du Général commandant la VIème Armée du 01 février 1918). Il prend les fonctions de Médecin-chef de Service.

Le 06 mars 1918 :

Le Médecin-major de 2ème classe Magnette désigné pour l’Armée d’Orient (note du G.Q.G du 27 février 1918) est dirigé vers Marseille.

Le Médecin-major de 1ère classe Leclère, volontaire pour l’Armée d’Orient est dirigé sur Marseille (note du G.Q.G du 01 mars 1918).

Le 07 mars 1918 :

La 51ème Division est mise à disposition du 1er C.A pour relever la 1ère D.I dans son secteur.

La 2ème D.I remplace, elle, la 51ème D.I pour continuer les travaux.

Les 1er et 2ème Bataillons du 33ème relèvent dans le sous-secteur du Bois de Beaumarais deux Bataillons du 233ème.

Carte 5 : Secteur du 33ème R.I début mars 1918.

Le 08 mars 1918 :

Le 3ème Bataillon relève le dernier Bataillon du 233ème.

Le colonel prend le commandement du sous-secteur ce 8 mars à 20 heures.

Le lieutenant Frémaux rentré de convalescence rejoint la 10ème compagnie.

Le lieutenant Pichon passe de la 10ème à la 11ème compagnie.

Le lieutenant Delangre détaché de l’E.M. de la 51ème D.I. est affecté à l’E.M. de la 51ème D.I. (Décision du Général en Chef. du 05 mars 1918).

On reste ainsi dans cette situation jusqu’à mi- mars.

Le 09 mars 1918 :

Relève de la 1ère D.I. par la 51ème D.I. dans le sud de Craonne.

Le Général commandant la 51ème D.I prend le commandement du secteur. Le Q.G s’installe à Beaurieux.

A l’est se trouve le 162ème D.I. et à l’ouest la 121ème D.I.

Le secteur du 33ème est ainsi défini :

  • 1er Bataillon en 1ère ligne – PC Nemours
  • 2ème Bataillon en soutien. – PC Marceau
  • 3ème Bataillon en réserve de D.I. – PC Carnot.

Le 11 mars 1918 :

Blessure du soldat de 2ème classe Kaupp Léon de la 3ème compagnie de mitrailleuses.

Le 12 mars 1918 :

Le lieutenant Cornu évacué sur l’intérieur est versé au dépôt du corps.

Le 15 mars 1918 :

Les 15,16 et 17 mars activité intense de l’artillerie ennemie avec large emploi de toxiques sur la région de Beaumarais, la Butte de l’Edmond, le centre d’Evreux, Pontavert, le Bois des Buttes et les Bois de Gernicourt (carte 9).

Pour la 51ème D.I, on dénombrera 9 tués, 31 blessés, 21 disparus et 420 intoxiqués dont 4/5 assez légèrement. Le 33ème sera peu touché.

Sont blessés au 33ème :

  • Le soldat de 2ème classe Charbonnières Gabriel de la 11ème compagnie
  • Le soldat de 2ème classe Sergeant

Le 1er Bataillon monte en 1ère ligne. La 1ère ligne étant les tranchées du Jardiet de Chateauroux.

Le 2ème Bataillon monte en soutien. Le soutien étant dans les tranchées en retrait des tranchées de Châteauroux et du Jardinier (voir cercle rouge sur la carte 9).

Le 3ème Bataillon va en réserve à Cuiry-les-Chaudardes et au camp Broussilov.

Le Chef de Bataillon Ducamp est affecté au 9ème Bataillon du 126ème R.I.par note du Général Commandant en chef du 08 mars 1918.

Le capitaine Corbeil prend provisoirement le commandement du 2ème Bataillon.

Daniel de la 11ème compagnie.

Le 19 mars 1918 :

Le sous-lieutenant Conia, détaché au 8ème Génie, prend le commandement du détachement télégraphique de la 47ème D.I. (Décision du G-Q-G du 19 mars 1918).

Le régiment subit de grosses pertes au cours des jours allant du 19 au 24 mars (mines, coups de main, bombardements, gaz).

Sont intoxiqués :

  • Dubois Emile soldat de 2ème classe de la 2ème compagnie
  • Gauthereau André soldat de 2ème classe de la 2ème compagnie
  • Hatbot Lucien soldat de 2ème classe de la 2ème compagnie
  • Ponceau Léonce soldat de 2ème classe de la 6ème compagnie
  • Marchat Alexandre soldat de 2ème classe de la 6ème compagnie
  • Faucher Jean soldat de 2ème classe de la 2ème compagnie
  • Liet Georges soldat de 2ème classe de la 2ème compagnie
  • Vallet Antoine caporal de la 6ème compagnie.

Le 21 mars 1918 :

Le 33ème subit des pertes suite à un important bombardement par toxiques de 2h30 à 4heures. Bombardement qui se situe d’abord sur Beaumarais et la région du Plateau de Californie.

Le gaz diffuse lentement, le temps est au brouillard et le vent faible (cartes 6 et 7).

A 11 heures, l’ensemble du secteur est concerné. Les bombes arrosent les positions.

L’alerte maximum est décrétée sur le secteur. A 14 heures, le secteur du 33ème est particulièrement concerné avec des tirs importants de minenwerfers*.

Le Régiment est obligé de dégager ses cuisines au centre de Vendée (carte 9).

L’alerte se poursuit jusqu’à 19 heures avec des alternances de calme et de tirs nourris.

La nuit suivante étant calme.

Carte 6 : Plateau de Californie.

Carte 7 : Bois de Beaumarais ou Beau Marais.

Sont tués :

  • Legrin Charles soldat de 2ème classe de la 6ème compagnie
  • Rouvière Ernest soldat de 2ème classe de la 6ème compagnie
  • Béros Gaston soldat de 2ème classe de la 7ème compagnie.

Sont blessés :

  • Butez Emile caporal de la 6ème compagnie
  • Bourseur Lucien sergent de la 6ème compagnie
  • Fonvielle Maurice sergent de la 7ème compagnie
  • Aubèle Georges soldat de 2ème classe de la 6ème compagnie
  • Douris Antoinesoldat de 2ème classe de la 6ème compagnie
  • Faurillon André soldat de 2ème classe de la 6ème compagnie
  • Loustalot Dominique soldat de 2ème classe de la 6ème compagnie
  • Morantin Anselme soldat de 2ème classe de la 6ème compagnie
  • Niel Auguste soldat de 2ème classe de la 6ème compagnie
  • Bessière Jean soldat de 2ème classe de la 6ème compagnie
  • Dufour Ernest soldat de 2ème classe de la 6ème compagnie.

Sont intoxiqués :

  • Chabossson Francisque soldat de 2ème classe de la 1ère compagnie
  • Punet Henri soldat de 2ème classe de la 7ème compagnie
  • Reynault Emile soldat de 2ème classe de la 7ème compagnie
  • Picau Paul soldat de 2ème classe de la 7ème compagnie.

*Le Minenwerfer, est une pièce d’artillerie légère allemande, largement utilisée durant la Première Guerre mondiale. C’est le précurseur du mortier moderne et du lance-grenades. Il en existe plusieurs modèles correspondant notamment à des calibres de munition différents.

Photo : Minenwerfer. Musée de l’Armée canadienne.

Le 22 mars 1918 :

Les bombardements ralentissent mais restent encore d’actualité.

Des activités de patrouilles s’organisent.

Sont intoxiqués :

  • Carpentier Louis caporal de la 3ème compagnie
  • Lecaillez Onésime caporal de la 5ème compagnie
  • Lambert Fernand soldat de 2ème classe de la 1ère compagnie de mitrailleuses
  • Jouannet Jean soldat de 2ème classe de la 1ère compagnie de mitrailleuses
  • Roboam Lucien soldat de 2ème classe de la 3ème compagnie
  • Dussans Gabriel soldat de 2ème classe de la 5ème compagnie
  • Walquise charles soldat de 2ème classe de la 5ème compagnie
  • Chartogne Marcel soldat de 2ème classe de la 5ème compagnie
  • Levert Charles soldat de 2ème classe de la 5ème compagnie
  • Dumont Albert soldat de 2ème classe de la 5ème compagnie
  • Dumont Charles soldat de 2ème classe de la 5ème compagnie.

Le 23 mars 1918 :

La matinée reste brumeuse.

A 6 heures, une forte patrouille allemande est aperçue par les sentinelles du 33ème.

Nos soldats la dispersent par des tirs de F.M.

On retrouve sur le terrain un calot plein de sang portant la marque 177 R.

Le 2ème Bataillon monte en ligne.

Le 3ème Bataillon est en soutien.

le 1er Bataillon va en soutien à Cuiry-les-Chaudardes.

Sont intoxiqués :

  • Grumiaux Léon soldat de 2ème classe de la C.H.R.
  • Dervoêt Hervé soldat de 2ème classe de la C.H.R.
  • Viéville Albert soldat de 2ème classe de la C.H.R.
  • Fougeron Albert soldat de 2ème classe de la C.H.R.
  • Guilbert Fernand soldat de 2ème classe de la C.H.R.
  • Guilbert Marcel soldat de 2ème classe de la C.H.R.
  • Flahaut Gaston soldat de 2ème classe de la C.H.R.
  • Pons Edouard soldat de 2ème classe de la C.H.R.
  • Brégail Cyprien soldat de 2ème classe de la C.H.R.
  • Lefebvre Louis soldat de 2ème classe de la C.H.R.
  • Levert Georges soldat de 2ème classe de la C.H.R.
  • Georges Etienne soldat de 2ème classe de la C.H.R.
  • Peyret Amédée soldat de 2ème classe de la C.H.R.

Le 24 mars 1918 :

La journée est calme.

On assiste à des visites de nombreuses patrouilles.

Le 33ème renvoie à l’arrière ses cuisines roulantes.

Sont intoxiqués :

Robillard Albert soldat de 2ème classe de la 5ème compagnie

Langlois Marcel soldat de 2ème classe de la 7ème compagnie.

Le 26 mars 1918 :

A 6 heures, 2 patrouilles allemandes sont aperçues près de nos lignes.

Un sous-officier allemand est blessé et fait prisonnier. Il appartient au 265ème R.I.

Le sous-lieutenant Teissiè-Solien venant du 9ème Bataillon du 14ème R.I. est affecté au 33ème R.I par note du Général commandant la VIème Armée du 18 mars 1918 et est affecté à la 2ème compagnie.

Le 28 mars 1918 :

Le capitaine Deranque venant du 8ème Régiment de Tirailleurs passe au 33ème R.I. (note du Général Commandant en Chef en date du 18 mars 1918 ) et prend le commandement du 2ème Bataillon.

Le capitaine Corbeil commandant provisoirement le 2ème Bataillon quitte son bataillon et reprend les fonctions de capitaine adjudant-major au 2ème Bataillon.

Le lieutenant Lafaye venant du 9ème Bataillon du 107ème R.I est affecté au 33ème par note du Général Commandant la VIème Armée en date du 13 mars 1918 et est affecté à la 8ème compagnie.

Le sous-lieutenant Magnier commandant la 1ère compagnie de mitrailleuses est évacué pour commotion cérébrale suite à une chute de cheval.

Le 29 mars 1918 :

Dans la nuit du 29 au 30, des patrouilles très agressives sont prescrites.

Au 33ème, 2 tentatives sont programmées.

A la seconde, à l’ouest de Corbeny, les soldats essuient des coups de feu en franchissant les fils de fer.

Un sergent du 33ème est porté disparu devant la tranchée le Galgen lors de cette patrouille.

Les recherches faites aussitôt, ne donnent pas de résultat. On le suppose tué ou mortellement blessé et ramassé aussitôt par l’ennemi (carte 8).

Ensuite, le 33ème ne sort plus de ses lignes.

Le sous-lieutenant Magnier, rentré d’évacuation, reprend le commandement de la 1ère compagnie de mitrailleuses.

Carte 8 : La tranchée de Gulgen.

Ci-dessous, Liens des cartes du secteur :

*

La VILLE-AU-BOIS

Le 30 mars 1918 :

Arrivée de l’ordre de relève général :

Les 51ème et 71ème D.I sont rattachées tactiquement au 1er C.A. et la 51ème D.I prend l’ouest du secteur de la Miette, celui où se trouvent les 8ème, 110ème et 208ème R.I.

Le 33ème R.I relèvera le 110ème R.I.

Le 73ème R.I le 8ème R.I.

Le 31 mars 1918 :

A partir de 6 heures du matin, la 51ème D.I. étend donc son secteur vers l’Est et prend les sous-secteurs occupés par les 8ème et 110ème R.I. Relèves prévues pour la nuit.

La 51ème D.I est en liaison à l’Est avec la 71ème D.I et à l’Ouest avec la 121ème D.I.

Son secteur s’étend :

  • à l’Est : de l’écluse Nord de Sapigneul (exclus), chapelle de Cormicy (incluse) voir carte 9 S.E secteur entouré en bleu clair ou carte 9bis
  • à l’Ouest : aux Parallèles des Réduits voir carte 10

Mission de la division :

Défendre pied à pied les différentes parallèles et se maintenir à tout prix sur les parallèles des Réduits.

Carte 9 : S.E secteur entouré en bleu clair.

Carte 9 bis: S.E secteur entouré en bleu clair.

Carte 10 : Parallèles des réduits.

Le commandant Prunaux-Cazer venant du 110ème R.I affecté comme Officier Supérieur adjoint au Chef de Corps en remplacement du chef de Bataillon Ducamp (note du G-Q-G du 14 mars 1918).

Le Régiment quitte son secteur et relève une partie des éléments du 110ème R.I dans le sous-secteur de La Ville-aux-Bois.

Le 33ème R.I a ses bataillons positionnés en profondeur.

Le 3ème Bataillon relève en 1ère ligne un Bataillon du 110ème. Le PC de la division s’installant au tunnel 4 du Bois des Buttes.

Le 2ème Bataillon relève en soutien un Bataillon du 208ème R.I.

Les unités du 1er Bataillon cantonnées à Cuiry y restent.

La 2ème compagnie va du camp de Brousilloff à Chaudardes.

Le 1er Bataillon devient relève du C.A .à l’ouvrage de Cologne (Ligne des Réduits).

Disparu :

  • Le soldat de 2ème classe Montfort Fernand de la 9ème compagnie. Cette disparition est survenue au cours d’une patrouille de reconnaissance dans les réseaux allemands.
  • Le Médecin-major de 2ème classe Margerin, détaché à l’hôpital de Zuydcoote rentre au corps.
  • Le sous-lieutenant Tessié-Solier est promu Lieutenant à titre temporaire (Décision ministérielle du 23 mars 1918).

Le 01 avril 1918 :

Le secteur dédié au 33ème est celui du Bois des Buttes. le mouvement se fait sans incident dans la nuit du 1er au 2.

Pour établir les relèves, les bataillons en réserve permuttent avec ceux plus en avant.

Le 2ème Bataillon en soutien, va en 3ème ligne, en réserve du C.A.au centre d’Evreux.

Le 1er Bataillon relève en soutien le 2ème Bataillon.

Le 02 avril 1918 :

Les adjudants Doublet de la 11ème compagnie, Noiret de la 3ème compagnie, Leroy de la 2ème compagnie de Mitrailleuses et les aspirants Arro de la 10ème compagnie et DU Bos de la 2ème compagnie sont nommés sous-lieutenants à titre temporaire par décision du Général en Chef du 1er avril 1918.

Le sous-lieutenant Doulet est affecté à la 9ème compagnie.

Le sous-lieutenant Noiret est affecté à la 5ème compagnie.

Le sous-lieutenant Leroy est affecté à la 3ème compagnie de mitrailleuses.

Le sous-lieutenant Arro est affecté à la 11ème compagnie.

Le sous-lieutenant Du Bos est affecté à la 7ème compagnie.

Le sous-lieutenant Quimbre, rentré d’évacuation, est affecté à la 3ème compagnie.

Les lieutenants de réserve Mac-Corkell et Fivrel sont nommés capitaines de réserve à titre temporaire par décision du Général en Chef du 02 avril 1918.

Le Médecin-major de 1ère classe Destre venant de l’ambulance 9/3 est affecté au 3ème compagnie (par note du Service de Santé du Corps d’ Armée du 31 mars 1918). Il prend les fonctions de Médecin du 2ème Bataillon.

Le 03 avril 1918 :

La journée est calme malgré l’apparition de patrouilles ennemies qui se replient sans chercher l’affrontement.

Le 04 avril 1918 :

Le temps est à la pluie. L’ennemi reprend ses bombardements sur le secteur.

  • Claem Pierre soldat de 2ème classe de la 1ère compagnie de mitrailleuses est blessé.

Le 05 avril 1918 :

Le sous-lieutenant Raunier de la 11ème compagnie est affecté au 3ème Bataillon comme officier-adjoint.

Sont blessés :

Moulard Antoine caporal de la 11ème compagnie

Bourseur Lucien soldat de 2ème classe de la 11ème compagnie.

Le 06 avril 1918 :

C’est au tour de l’artillerie française de bombarder les lignes ennemies.

  • Bonnecarrière Henri soldat de 2ème classe de la 3ème compagnie de mitrailleuses est blessé.

Le 07 avril 1918 :

Les Allemands engagent un violent bombardement qui dure de 4 à 5 heures sur l’ensemble du secteur surtout sur le plateau de Californie et le Bois de l’enclume.

Le 33ème est également touché dans ses lignes.

Sont tués :

  • Le Bobec Joachim brancardier de la 2ème compagnie
  • Poirout Maurice soldat de 2ème classe de la 1ère compagnie de mitrailleuses.

Sont blessés :

  • Cotteau Emile caporal de la 9ème compagnie
  • Legay Paul soldat de 2ème classe de la 9ème compagnie
  • Dehoorne Emile soldat de 2ème classe de la 5ème compagnie
  • Fournet Jean soldat de 2ème classe de la 3ème compagnie.

Est intoxiqué :

  • Hodo Emile soldat de 2ème classe de la 11ème compagnie.

Le 08 avril 1918 :

Le 1er Bataillon relève le 3ème Bataillon en 1ère ligne.

Le 2ème Bataillon relève en soutien le 1er Bataillon.

Le 3ème Bataillon va en réserve de C.A. au centre d’Evreux.

Le 09 avril 1918 :

La journée est calme tout comme les jours suivants.

Les sous-lieutenants Laloux, Kriner, Thellier, Buffière sont promus lieutenants à titre définitif par décision du Général en Chef du 9 avril 1918.

Le 11 avril 1918 :

Une patrouille allemande est dispersée devant le P.P Jeamine, là où se trouve le 33ème. cartes 11

Nos patrouilles vont jusqu’aux tranchées ennemies pour couper les réseaux.

Carte 11 : PP Jeamine et Juvincourt.

Le 12 avril 1918 :

Est blessé :

  • Piat Aimé caporal de la 6ème compagnie.

Le 14 avril 1918 :

Alors que les journées précédentes s’étaient soldées par une absence d’activité des 2 côté, dans la nuit du 14 au 15, une patrouille ennemie est aperçue devant le 33.

Vite repérée, elle n’insiste pas.

Le 16 avril 1918 :

Le soir, à 20h40, une action de notre artillerie, par des projectiles à gaz, est effectuée face au secteur du 33ème, à l’O. de Juvincourt (tranchées des cannibales et des cornichons)*. On estime à 500, les munitions utilisées.

La réaction ennemie est faible.

*Tranchées non trouvées !

Est tué :

  • Picard Charles sergent de la 2ème compagnie.

Le 17 avril 1918 :

à 19h15, bombardement violent entre l’Enclume et Châteauroux.

Sont blessés :

  • Lemaire Roger soldat de 2ème classe de la 1ère compagnie
  • Samain Emilien sergent de la 3ème compagnie de mitrailleuses.

Le 2ème Bataillon relève le 1er Bataillon en 1ère ligne.

Le 3ème Bataillon relève en soutien le 2ème Bataillon.

Le 1er Bataillon va en réserve de C.A. au centre d’Evreux.

Le capitaine Gerbier venant du 9ème Bataillon du 107ème R.I est affecté au régiment et prend le commandement de la 8ème compagnie (note du G-Q-G du 15 mars 1918).

Le 18 avril 1918 :

Le capitaine Deranque commandant le 2ème Bataillon passe au 8ème Tirailleurs (télégramme du Général Commandant en Chef du 17 avril 1918).

Le capitaine Corbeil prend le commandement provisoire du 2ème Bataillon.

Le 19 avril 1918 :

Dans la nuit du 19 au 20, le 33ème poursuivant ses reconnaissances et embuscades des jours précédents, fait sauter le reste d’un réseau à l’aide de Hokes placés en charge sous les réseaux en face de la Casemate. Le détachement pénètre dans un trou d’obus organisé mais inoccupé.

L’heure tardive ne permet pas de poursuivre plus en avant l’opération.

Le 20 avril 1918 :

L’opération du 33ème est reprise mais l’ennemi garde la brèche. Reçue à coups de grenades et de fusils, notre patrouille doit rebrousser chemin. Aucune perte n’est à déplorer.

Le 21 avril 1918 :

Nouvelle tentative d’approche d’une patrouille allemande près des tranchées du 33ème. Nos soldats les dispersent à la grenade.

Le 22 avril 1918 :

Tentative de coup de main exécuté à 3 heures par le 33ème sur la partie Ouest de la tranchée de la Casemate voir carte 6.

Le régiment trouve des tranchées allemandes de 1ère ligne vides. 5 abris visités étaient vides. Les soldats ramènent 2 pancartes*. La réaction allemande est tardive et faible.

*On ne sait malheureusement pas

Sont blessés :

  • Petit Abel bombardier de la C.H.R.
  • Béni Louis soldat de 2ème classe de la 7ème compagnie.

Le 23 avril 1918 :

La journée est calme.

Le 24 avril 1918 :

Est blessé :

  • Assémat Jean Joseph soldat de 2ème classe de la 6ème compagnie.

Le 25 avril 1918 :

Le 3ème Bataillon relève le 2ème Bataillon en 1ère ligne.

Le 1er Bataillon relève en soutien le 3ème Bataillon.

Le 2ème Bataillon va en réserve de C.A. au centre d’Evreux.

Le capitaine Gary du 273ème est affecté au 33ème R.I par note de la VIème Armée du 20 avril 1918 et prend le commandement du 2ème Bataillon. Il remplace le capitaine Deranque.

Le 26 avril 1918 :

Le 33 subit des tirs de torpilles.

Le 3ème Bataillon remplace le 2ème Bataillon en 1ère ligne.

Est tué :

Surmont Charles soldat de 2ème classe de la 2ème compagnie.

Sont blessés :

  • Schou François caporal de la 10ème compagnie
  • Caby Albert soldat de 2ème classe de la 9ème compagnie
  • Guyot Arthur soldat de 2ème classe de la 9ème compagnie
  • Cabayrac Edouard soldat de 2ème classe de la 10ème compagnie
  • Cuxac Maurice soldat de 2ème classe de la 10ème compagnie.

Le 27 avril 1918 :

Ordre particulier de la VIème Armée.

« Le Q.G du 1er C.A est mis à la disposition de la Xème Armée en échange avec le 6ème C.A. Par contre, la 51ème D.I reste en place et prend les ordres du 38ème C.A à compter de ce jour à midi. »

Le 28 avril 1918 :

Les tirs de harcèlement de l’ennemi continuent dans la matinée. Notre artillerie exécute des tirs par rafales courtes et violentes en vue de la création de brèches.

Les tentatives de percées sont repoussées rapidement par l’ennemi.

Le 29 avril 1918 :

Tirs d’artillerie allemands faibles mais réguliers.

Est tué par obus :

  • Bernage Robert soldat de 2ème classe de la 11ème compagnie.

Le 01 mai 1918 :

Le capitaine Chenue commandant la 12ème compagnie passe à la 220ème C.M.P. (note de la VIème Armée du 26 avril 1918).

Le lieutenant Thomas de la 4ème compagnie prend le commandement de la 12ème compagnie.

Le 02 mai 1918 :

L’aviation est active avec une météo favorable et un beau soleil.

Le sous-lieutenant Waechter de la 8ème compagnie est dirigé vers le centre d’A.S. de Cercottes (détaché au 81ème Régiment d’Artillerie – Décision du Général commandant en chef du 25 avril 1918).

*

Le 3 mai, le 33e est relevé par le 217e R. I. pour aller plus à l’ouest remplacer le 73e dans le sous-secteur voisin.

Le 03 mai 1918 :

Le secteur de la 51ème D.I subit des modifications.

Le Régiment est relevé dans la nuit du 03 au 04 par le 217ème R.I. (de la 71ème D.I.) et relève une partie du 73ème R.I. dans le secteur immédiatement à l’ouest.

  • Le 1er Bataillon monte en 1ère ligne dans le quadrilatère Ville-aux-Bois- Boyau de la route 44 – route 44 – Bois de la Musette.
  • Le 2ème Bataillon en soutien, à la Tuilerie.
  • Le 3ème Bataillon va en réserve de C.A. au centre d’Evreux.

Dès ce 3 mai, des reconnaissances sont organisées.

Carte 12 : Positions de la 51ème D.I le 03 mai 1918.

Le 04 mai 1918 :

Les limites du secteur entre la 51ème D.I et la 71ème D.I. est fixée par le Boyau de Faupelz , Boyau de la Musette, le Saillant de La Ville-aux-Bois, le Boyau d’Avesnes, la Butte Denain,

Puis, Pontavert, route de Pontavert, – Roucy.et route Roucy – Ventelay, Ventelay.

Le PC du 33ème se situant à Kléber.

Bataillon en 1ère ligne : les 3 compagnies accolées, le PC se situant au Boyau Bernard.

Le Bataillon de soutien a son PC au Boyau de Quimper.

12 compagnie Route 44, région des Mille Jours.

2 compagnies ½ Tranchées du Sultan – de Thor – Lefeuvre – Dardanelles – Parallèle des Réduits.

Le Bataillon en Réserve à Evreux.

Le Colonel quitte le commandement de l’ancien sous-secteur à 12 heures et prend le commandement du nouveau sous-secteur.

Est blessé :

  • Dufour Louis soldat de 2ème classe de la C.H.R.

Carte 13 : Les limites du secteur entre la 51ème D.I et la 71ème D.I le 04 mai 1918.

Les 04 et 05 mai 1918 :

En vue de la relève du 33ème par des troupes anglaises, le Régiment commence à réunir ses vivres et munitions en vue de la prochaine évacuation.

Les cadres du Régiment organisent des visites du secteur avec leurs homologues britanniques.

Le 06 mai 1918 :

Profitant d’une journée calme, les reconnaissances se poursuivent.

Est blessé :

  • Peytavy François soldat de 2ème classe de la 2ème compagnie.

Le 2ème Bataillon est relevé dans la nuit du 06 au 07 par 1 bataillon de Fusiliers du Northumberland et va cantonner à Concevreux.

Le 07 mai 1918 :

La relève par les troupes britanniques commence à 20 heures.

Le 1er Bataillon est relevé par 1 bataillon de Fusiliers du Northumberland et va cantonner à Concevreux.

Le 3ème Bataillon est relevé par 1 bataillon de Fusiliers du Northumberland et va cantonner à Courcelles.

Le 2ème Bataillon relevé à son tour, ira à Maizy puis à Courcelles.

Cette relève se montre pénible à cause d’une pluie incessante qui tombe toute la soirée.

Le 08 mai 1918 :

La relève commencée la veille se termine à 5heures du matin.

Le Colonel quitte à 8 heures le commandement de l’ancien sous-secteur qu’il passe au Général Commandant la 149ème Brigade anglaise et va cantonner à Courcelles.

Sont blessés :

  • Augeix Maurice soldat de 2ème classe de la 1ère compagnie
  • Fontaine Pierre soldat de 2ème classe de la 1ère compagnie
  • Dechaise Louis soldat de 2ème classe de la 1ère compagnie de mitrailleuses.

Le sous-lieutenant Brocard est promu lieutenant à titre temporaire pour prendre rang du 25 mars 1918 (décision ministérielle du 08 mai 1918).

Le 09 mai 1918 :

Les opérations de relève sont terminées.

Le C.H.R. et le 1er Bataillon du 33ème vont à Courcelles.

Les hommes sont fatigués après 2 mois de tranchées.

Le Régiment est mis au repos. Il part à l’arrière.

Le 12 mai 1918 :

La 51ème D.I est à nouveau mise à disposition du 1er C.A.

Le 14 mai 1918 :

  • L’E.M. et le C.H.R. embarquent en chemin de fer à 6h30 à la gare de Braine. Ils débarquent Saint-Paul à 18 heures et cantonnent à le Vauroux.
  • Le 1er Bataillon embarque en chemin de fer à 10h30 à la gare de Braine. Ils débarquent Saint-Paul à 23 heures et cantonnent à le Vauroux.
  • Le 2ème Bataillon embarque en chemin de fer à 14h30 à la gare de Braine.
  • Le 3ème Bataillon embarque en chemin de fer à 18h30 à la gare de Braine.

Le capitaine Corbeil passe au 19ème R.I. (Note de la VIème Armée du 9 mai 1918).
Le lieutenant Laloux de la 6ème compagnie passe à l’E.M. du 2ème Bataillon comme officier adjoint.
Le sous-lieutenant Du Bos passe de la 7ème compagnie à la 6ème.

Le 14 mai 1918 :

  • Le 2ème Bataillon débarque à 4h à la gare de la Chapelle-aux-Pots et cantonne à Le Vauroux.
  • Le 3ème Bataillon débarque à 6h à la gare de Saint-Paul et cantonne à Le Troussures.

Jusqu’au 28 mai,

  • Le 3ème Bataillon effectue des exercices (pour les officiers) de manœuvres avec les chars d’assaut légers.
  • Les 1er et 2ème Bataillons exécutent des exercices (pour les officiers) en liaison avec l’aviation.

Du 17 au 27 mai 1918 :

Les Bataillons sont installés dans leurs campements au sud-ouest de Beauvais.

L’E.M. du 33ème 1er et 2ème Bataillons: Le Vauroux.

3ème Bataillon à Troussures carte 14.

A partir du 17, reprise de l’instruction orientée vers la guerre de mouvement.

Les cadres puis les hommes des bataillons effectuent des exercices en liaison avec les chars.

La guerre prend alors un tournant avec l’utilisation de plus en plus massive des armes nouvelles comme le char.

Carte 14 : Les campements du 33ème du 17 au 27 mai 1918.

Ils y restent jusqu’au 27 mai avant de recevoir le 27 mai un message téléphonique de l’I.D. « Se tenir prêt à un départ en auto le 28 au matin à 8 heures pour la région de Gillocourt-Orrouy, au sud de la forêt de Compiègne. Dès ce moment, c’est l’alerte permanente pour un retour en 1ère ligne. »

CHAUDUN. – DOMMIERS (28 mai-7 juin 1918)

Pertes de la 51ème D.I du 8 mars au 8 mai :

Officiers : 5 tués et 4 blessés.

Sous-officiers et Hommes :

  • 28 tués dont 8 au 33ème R.I.
  • 2 disparus au 33ème R.I.
  • 150 blessés dont 38 au 33ème R.I.
  • 129 intoxiqués dont 40 au 33ème R.I.

A partir du 8 mai, la 51ème D.I passe en réserve d’Armée.